Le Cercle des Amis de Montesquieu a eu l'honneur et le plaisir d'accueillir Françoise Pitt-Rivers, lauréate 2011, pour "Le Destin d'Angelica Kauffmann".
Madame Pitt-Rivers, philosophe de formation, après avoir étudié un an à la Graduate School de Yale, a travaillé à l'Unesco. De plus, notre lauréate a assumé les responsabilités de Directeur du Club du Livre à la "Sélection du Reader's Digest" et de Directeur Littéraire chez Hachette en 1993. Son goût de la littérature et sa passion de l'Art l'ont conduite naturellement à l'écriture d'ouvrages biographiques : "Balzac et l'Art", couronné en 1994 par l'Académie Française, puis "Madame Vigée Le Brun", publié chez Gallimard en 2001.

Sa troisième création lui a permis d'être la première femme à obtenir le prix du "Cercle des Amis de Montesquieu et de la Ville de La Brède". Elle a accepté avec beaucoup de plaisir de venir le recevoir à La Brède. Des membres de notre Association et du Jury se sont relayés pour lui faire découvrir le Bordeaux XVIIIème (rénové depuis son dernier séjour) ainsi que La Brède et ses environs proches.
Nous (Françoise et Christine) avons eu l'honneur de faire connaissance avec madame Pitt-Rivers à la gare de Bordeaux. Nous l'avons accueillie à sa descente du train et lui avons proposé une visite guidée de cette belle ville.
C'est en prenant un café près du Grand Théâtre qu'elle a pu admirer le centre XVIIIème conçu par le grand Intendant Tourny.
Prenant pleinement conscience de la prouesse architecturale qui a su marier le XVIIIème et la modernité du XXI ème siècle, nous admirons l'évolution harmonieuse de cette ville qui concilie art et technologie de pointe.
Nous n'avons pas oublié l'église Notre-Dame nichée derrière le Grand Hôtel.
Sa façade sculptée, alternant pilastres et colonnes, arcs en plein cintre et frontons triangulaires méritait bien une halte !
C'est à l'intérieur que nous avons admiré les fers forgés des maîtres ferroniers Moreau (grilles entre abside et bas côtés) et Faget (grilles des fonds baptismaux) et la tribune d'orgue, morceau de bravoure de la stéréotomie bordelaise.
Quel contraste avec la façade Ouest de la cathédrale Saint-André devant laquelle nous nous sommes arrêtées! Les portails sculptés se trouvent au Nord et au Sud .
Afin que Madame Pitt-Rivers apprécie la facilité des déplacements dans Bordeaux, nous avons pris le tram et nous nous sommes rendues Rue Saint James pour lui faire découvrir la Grosse Cloche.
Ce petit tour de Bordeaux a immergé notre auteure dans l'ambiance historique de notre manifestation, et pour compléter cet aperçu des lieux chers à Montesquieu, nous avons rejoint La Brède en traversant les célèbres propriétés viticoles de Carbonnieux, La Louvière, Smith Haut Laffite, sans oublier Rochemorin !
Une grande nouveauté en 2011: l'Assemblée Générale se tient dans l'autobus! Le compte-rendu vous sera transmis sur le site.
C'est au nombre de 35 que les membres du Cercle se sont lancés sur les traces de Montesquieu en Agenais.
Départ à 9h. devant la mairie, première étape: Aiguillon, bastide Lot-et-Garonnaise de 4500 habitants. Mr Paraillous nous attendait devant l'ancien château du duc d'Aiguillon, devenu le lycée Stendhal en 1965.
D'origine médiévale, il fut rénové à la fin du XVIIIème siècle par le duc d'Aiguillon, ministre de Louis XV vers 1770, fils d'Anne Charlotte de Combalet, grande amie de Montesquieu. Chassé de la cour à la mort du roi, il décréta: "Puisqu'on ne me veut plus à Versailles, je referai Versailles à Aiguillon".
Il fit appel à l'architecte Leroy, élève de Soufflot (architecte du Panthéon). Après avoir racheté une à une les maisons proches du château (dont les habitants furent relogés dans le "quartier neuf "qu'il construisit pour eux), il dégagea un grand espace (place actuelle) autour duquel il fit construire à l'identique les deux bâtiments en vis à vis que vous voyez ci-dessus.
Dans l'un, il logea son personnel et dans l'autre, il aménagea un théâtre d'environ 200 places,qui, malheureusement, n'a pu être conservé car détruit à la Révolution.
Le duc d'Aiguillon mourut à Paris en 1788. Son fils, élevé dans les idées de Montesquieu, élu député du Lot et Garonne, s'engagea à fond dans la Révolution, puis s'exila en Angleterre...
Avant de partir, Mr Paraillous, conseiller général, nous invitait à la mairie pour nous faire découvrir, entre autres, le plan de l'ancienne ville dont l'original est au Musée d'Agen et poursuivait avec beaucoup d'enthousiasme la narration de l'histoire d'Aiguillon.
C'est là que nous le quittions et reprenions la route pour déjeuner à Agen. Le restaurant "L'Escapade", à deux pas du quartier habité par la famille de Montesquieu et du Musée, nous servit un repas régional apprécié de tous.
Après cet intermède gastronomique, nous suivions Monique, notre guide habituel qui nous menait dans les rues chargées d'histoire du XVIIIème siècle. Nous étions dans le quartier où se trouvaient le couvent des religieuses de Notre-Dame de Paulin (où Thérèse, la soeur de Montesquieu passa la quasi totalité de sa vie) et l'hôtel de Raymond (resté dans la famille des Secondat jusqu'aux années 2000).
C'est dans cette magnifique bâtisse que Denise, fille cadette de Montesquieu, vécut, après son mariage avec Godefroy, de vingt ans son aîné. Elle eut plus de chance que sa tante Thérèse; elle échappa au couvent car Montesquieu ayant gagné son procès put lui accorder une dot. N'oublions pas que Denise, fille préférée du philosophe, participa à son oeuvre dans le rôle de "petit secrétaire". Dans cet hôtel de Raymond, " la citoyenne Montesquieu" reçut l'hommage des Agenais lors d'une fête révolutionnaire, le 10 fructidor de l'an VI (27 avril 1798).
Les actuels propriétaires nous ont accueillis chaleureusement dans leur cour et nous ont relaté leur attachement lié à l'acquisition de cette maison emblématique que plusieurs foyers de la famille se sont appropriée.
Monique, avec émotion et empathie, a apporté son éclairage historique sur cette tranche de vie de la famille Montesquieu.
Cheminant et papotant par les rues Montesquieu, de Raymond, des Droits de l'Homme, nous arrivons au Musée des Beaux-Arts d'Agen, l'un des plus importants d'Aquitaine par sa richesse et sa diversité.
Fondé en 1876, il est situé au
coeur historique de la Ville, logé dans quatre superbes Hôtels particuliers de la Renaissance érigés entre la fin du XVème et le milieu du XVI ème ( de Vergès, de Montluc, de Vaurs et d
'Estrades). Il présente environ 2000 objets et oeuvres, de la Préhistoire au XX ème siècle, dans 28 salles.
Deux salles sont consacrées à ce qui reste de la collection de portraits des Ducs d'Aiguillon, les autres ayant malheureusement été brûlés dans les rues d'Agen pendant la Révolution. Cette collection est entrée au Musée en 1903. Il s'agit d'une saisie révolutionnaire. Néanmoins nous avons eu le grand bonheur d'admirer des oeuvres de Nattier, Greuze, Oudry, Van Loo... De salle en salle dans un cadre prestigieux, nous avions la bonne surprise de découvrir des oeuvres majeures, dont cet escalier fabuleux..
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Les connaisseurs et passionnés d'architecture pouvaient apprécier tous les détails: stéréotomie des pierres, sculptures des colonnes, pureté des courbes...
Nous nous sommes attardés devant les cinq tableaux de Goya qui nous ont été commentés par une jeune guide débutante. Nous avons été surpris de découvrir les oeuvres d'un peintre aussi célèbre à Agen...
Ce Musée mérite d'être connu par un large public car si nous nous sommes arrêtés sur les collections des ducs d'Aiguillon et de Goya, sont présentes aussi des natures mortes flamandes et hollandaises , des peintures des XVIIèmes siècles français et italiens mais encore le XIX ème avec Courbet, Millet, Corot, Sisley et Caillebotte. Enfin, n'oublions pas les sculptures, gravures, céramiques et la section archéologique des époques celtique et gallo-romaine.
Cette journée ne nous laisse que de bons souvenirs. Découvertes culturelles, pause repas local, ambiance amicale et décontractée nous incitent à renouveler ces rendez-vous avec Montesquieu...
Le jury du Prix du Cercle des Amis de Montesquieu et de la Ville de La Brède (créé en 2008 par notre association) s'est réuni fin janvier 2011.
Monique Brut et Sylvie Dufranc ont fait une première recherche afin de sélectionner des ouvrages répondant aux critères de notre prix littéraire (oeuvres se situant au XVIII ème siècle en France ou en Europe). Après avoir lu une quinzaine de livres, elles en ont retenu cinq qu'elles ont présentés aux membres du jury.
Le choix du lauréat aura lieu le 30 avril et le prix sera remis lors de la manifestation "Montesquieu et Nous " au château de La Brède le samedi 17 septembre 2011 également Journée du Patrimoine.
Les ouvrages sélectionnés sont les suivants:
LE DUC D'AIGUILLON
Roman historique
Alain PARAILLOUS
Editions Sud-Ouest
Au delà de la carrière du Duc d'Aiguillon, qui joua un rôle de premier plan au cours du XVIII ème siècle, l'ouvrage brosse une fresque allant de ses aïeux à sa descendance: une famille de l'Ancien Régime, au destin hors du commun. Elle commence avec le cardinal de Richelieu, s'allie avec les Mazarin, côtoie Saint-Vincent de Paul, Pascal, Corneille, Montesquieu, Voltaire et s'achève dans le chaos de la Révolution.
Alain Paraillous que nous avons eu la chance de rencontrer lors de notre sortie en Agenais nous a raconté l'histoire d'Aiguillon, ville qu'il affectionne et nous a donné un avant-goût de la lecture de son ouvrage qui retrace la vie de cet illustre personnage méconnu et oublié par notre époque.
LA MARTINIERE
Chirurgien de Louis XV
Roman biograpique François ISELIN Editions Perrin
Le chirurgien La Martinière occupa la fonction de premier chirurgien du Roi Louis XV pendant 30 ans. A partir du 29 avril 1774, il resta à son chevet jusqu'à sa mort quinze jours plus tard.
François Iselin retrace l'extraordinaire aventure de Germain Pichault de La Martinière qui fit ses débuts de chirurgien-barbier au service de Charles de Lorrainne, grand écuyer de France. Sous sa férule, la chirurgie deviendra une spécialité à part entière exercée par des docteurs de l'Université.
LE DESTIN D'ANGELICA KAUFFMANN
Une femme peintre dans l'Europe du XVIIIème siècle
Biographie
Françoise PITT-RIVERS
Editions Biro
Françoise Pitt-Rivers a écrit la première biographie française d'Angelica Kauffmann (1741-1807), connue en son temps dans toute l'Europe puis tombée dans l'oubli. Elle fit une carrière éblouissante de portraitiste et de peintre d'histoire en particulier au sein de la société britannique.
L'EXCESSIVE
Biographie
Alexandra LAPIERRE
Editions Plon
Alliant le souffle de l'aventure à la rigueur de l'enquête, Alexandra Lapierre ressuscite les figures de grandes dames oubliées par l'Histoire. Elle retrace dans cet ouvrage la vie d'Elisabeth Chudleigh qui, issue de la petite noblesse, devint la protégée du roi d'Angleterre et l'amie de l'Impératrice de Russie, Catherine II.
MOURIR A L'OMBRE DES LUMIERES
L'énigme Damiens
Enquête historique
Marion SIGAUT
Editions Jacqueline Chambon
Marion Sigaut, historienne, a déjà participé au prix littéraire de La Brède en 2009 pour "La Marche rouge".
Dans ce récit historique, à la manière d'un roman policier, elle dévoile les péripéties d'un procès truqué de bout en bout concernant "Damien", domestique de Louis XV, jugé pour l'avoir "frappé".
Le prix a été décerné à Françoise PITT-RIVERS pour son livre " Le destin d'Angelica Kauffmann".
Cette année encore, la journée "Montesquieu et Nous" se confondait avec les Journées du Patrimoine. La venue de Pawel Matyaszewski a donné une dimension internationale à notre manifestation. Pawel, professeur de littérature française à l'université de Lublin, en Pologne, travaille essentiellement sur les idées politiques dans la littérature française du XVIII ème siècle. Il termine une biographie de Montesquieu dont il a étudié l'oeuvre pendant une dizaine d'années. Pour répondre à sa curiosité sur les détails de la vie de notre philosophe brédois, il s'adressait régulièrement à Jean Ehrard. Au sujet des citations latines gravées sur les murs du château, ce dernier lui conseilla de contacter Monique Brut. Et ainsi, de personne en personne, il fut invité par les membres du Cercle des Amis de Montesquieu à participer à la journée "Montesquieu et Nous".
Le jeudi, c'est Christine (guide de métier) et
Françoise qui ont eu l'honneur et le plaisir d'accueillir Pawel à la descente du train et de lui faire découvrir Bordeaux. En prélude à la visite pédestre de la ville, la dégustation de quelques
huîtres permettait au trio de faire connaissance et de prendre des forces pour ensuite découvrir entre autres, les Places de la Bourse, du Parlement et Saint Pierre, la Grosse Cloche
et la rue Saint James, la maison de Jeanne de Lartigue, le musée des Arts Décoratifs, etc... Pawel a été surpris et séduit par la richesse du patrimoine de cette cité classée qu'il a
"arpentée" pendant plus de trois heures.
Grâce à notre guide, passionnée par l'histoire de cette belle ville, la visite des vieux quartiers de Bordeaux fut fort agréable et enrichissante pour tous. Cet après-midi s'achevait au "Gabriel" où Pawel avait rendez-vous avec Mme de Montvert-Chaussy, journaliste à Sud-Ouest. Un superbe article fut publié le dimanche 19 septembre illustré d'une photo prise sur la place de La Bourse. Beaux souvenirs de cette journée pour notre ami Pawel...
Le vendredi, changement de guides pour Pawel. Monsieur Mabille, maire honoraire de La Brède et Monsieur de Tournemire, descendant de Montesquieu ont accompagné notre ami polonais dans le village du philosophe. La première étape fut la visite de l'église dont le porche roman date du XI ème siècle. Charles -Louis de Secondat y fut baptisé le 18 janvier 1689 et l'on peut voir derrière le maître autel, la sépulture de son père Jacques de Secondat décédé à La Brède le 15 novembre 1713.
Poursuivant leur trajet à pied, ils firent halte place Montesquieu devant le monument érigé à l'initiative du maire et du conseil
municipal en 1938 afin que nul n'oublie l'auteur des Lettres Persanes et de L'Esprit des Lois. Ils se rendirent ensuite rue du Moulin pour découvrir les lieux où notre baron brédois était en
nourrice de 1689 à 1692. Madame Anizan, actuelle propriétaire, les accueillit et leur apporta toutes précisions utiles sur les transformations successives de l'ancien moulin. La
visite s'achevait par la lecture de la plaque scellée dans le mur, visible de la rue, indiquant que Montesquieu apprit de sa nourrice son premier langage: le gascon. Au douzième coup de
midi, ils se dirigèrent vers le" Chalet des Pins" où les attendait Sabine de Tournemire. Dans l'intimité de cette belle demeure, Pawel pouvait découvrir des documents privés
conservés par la famille ainsi que des portraits de leurs ancêtres. Cette matinée s'achevait autout d'un repas traditionnel régional préparé par Anne-Marie Mabille.
L'après-midi fut consacré à la visite du château de La Brède que Pawel découvrit avec autant de ferveur que Stendhal lors de son voyage dans le bordelais en 1838. Puis ils empruntèrent l'allée qui a vu passer tant de visiteurs célèbres venus du monde entier. Le professeur Pawel Matyasweski ne rêvait plus: il était chez Montesquieu.
Le troisième jour, en compagnie de Catherine Volpihac-Auger et d'Hélène de Bellaigue, érudites à plus d'un titre, Pawel découvrait Rochemorin. Si les nouveaux bâtiments attirent le regard , n'oublions pas que subsistent les vestiges du château féodal, demeure familiale dans laquelle serait né le fils de Montesquieu et de Jeanne de Lartigue, Jean-Baptiste, le 12 février 1716. Notre invité profitait des parfums et des couleurs chaudes des vendanges, pour découvrir les vignes que chérissait notre philosophe vigneron brédois.
A l'entrée des nouveaux chais de Rochemorin, construits à l'initiative d'André Lurton, Pawel pouvait toucher les deux bornes ornées du "L" des de La Lande sur une face et du "croissant" bordelais sur l'autre qui, à l'origine, délimitaient les propriétés de Montesquieu de celles de la Sénéchaussée de Bordeaux.
La dernière étape fut pour le domaine de Lartigue où la femme de Montesquieu passa une partie de sa jeunesse. Là les attendait l'actuel propriétaire Monsieur Dominique de Reyniès qui ne ménage ni sa peine ni son temps afin de préserver l'authenticité de ce qui reste de la belle propriété de Jeanne, épouse dicrète et fidèle.
Et le temps d'un rêve, Pawel imaginait ,sous le magnifique tilleul, le philosophe vigneron donnant ses directives pour le traitement et le négoce de son vin vendu en Angleterre...
La Brède
Salle Latapie
Samedi 12 février 2011
15h00
Entrée gratuite
" On croyait tout savoir sur le mariage du Roi Soleil. "
Treize mois,
3200 kilomètres, 95 étapes : c'est le voyage d'avant noces de louis XIV, entre 1659 et 1660. Même s'il est moins long que
le tour de france de Charles IX, ce périple impromptu d'un jeune souverain en mal d'épouse à travers son royaume est l'autre grand voyage de la cour. On croyait tout savoir sur le mariage du
roi-soleil, mais obsédés par l'événement de saint-jean-de-luz, les historiens n'avaient encore jamais étudié ce parcours en tous points exceptionnel.
Troisième Partie

Après une matinée animée par Denis Lavigne et Monique Brut, Florence Mothe nous invite à découvrir la demeure de son ancêtre, le Baron Antoine de Gascq, grand ami de Montesquieu.
Amis du Cercle et amis de Florence Mothe ont suivi avec intérêt et curiosité la visite commentée de ce musée du XVIIIème siècle et en particulier du Temple Maçonnique.
Nous découvrons dans les pièces successives portraits, faïences,poupées, toiles de Beautiran, documents et symboles maçonniques.
Partout présente, mais discrète, la décoration maçonnique retient toute notre attention.
Dans un salon du XVIIIème, confortablement installés, nous écoutons l'histoire des ancêtres francs-maçons de Florence Mothe.
PREMIERE PARTIE
Cette journée du 20 mars 2010 commença à la mairie de La Brède, par une conférence:
C'est l'un de nos membres, Franc-Maçon lui même, qui en a eu l'idée : Denis Lavigne.
Et notre amie Monique Brut s'est réservée bien sûr, le récit historique de "Montesquieu Franc-Maçon".
Une pause nous permit de déguster notre traditionnel "Ambigu".
Pour compléter la théorie, Florence Mothe (historienne du XVIIIème siècle et descendante du baron Antoine de Gascq, ami de Montesquieu et Président du Parlement de Guyenne), nous recevait chez elle au château de Mongenan à Portets et nous révélait l'histoire de sa propre famille tout en visitant l'unique" Temple Maçonnique" du XVIII ème siècle conservé en France et classé monument historique.
Non seulement les adhérents de notre association avaient répondu nombreux à notre invitation mais aussi, les amis de Florence Mothe, dont beaucoup de Francs-Maçons, nous avaient rejoints. C'est donc 70 personnes qui ont participé à cette "rencontre".
S'il est impossible de donner une définition succinte d'un ensemble aussi vaste et complexe que constitue la Franc-Maçonnerie, Denis Lavigne nous proposa quelques éclairages afin de nous permettre d'entrer dans cette thématique.
Ce n'est "ni une secte, ni une religion" nous dit-il en priorité.
Qu'est-ce donc? "une Société Philosophique". Les Francs-Maçons travaillent sur des idées, aucun dogme n'est imposé à ses membres.
La mythologie Franc-Maçonne date l'origine
du mouvement au moment de la construction du Temple de Salomon. Salomon fut le 3ème roi des Hébreux de 970 à 931 avant Jésus-Christ. Il fit construire le "Premier Temple" de Jérusalem, édifice
culturel dédié à Yahé, Dieu d'Istraël, détruit en 587 avant Jésus Christ.
La Franc-Maçonnerie moderne revendique l'héritage de la Franc-Maçonnerie opérative qui avait pour vocation d'initier les hommes à la construction de cathédrales. Les Francs-Maçons ont adopté certains symboles qui sont tous empruntés à l'art de bâtir : le tablier de peau, la truelle, l'équerre, la règle, le rapporteur, le compas, symbole géométrique, synonyme de moralité, de droiture.
A l'aube du XVIII ème siècle, une nouvelle forme de Franc- Maçonnerie dite spéculative est née. Elle a pour objet la recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité et de la fraternité. Elle permet à chacun de travailler sur soi-même. La Franc-Maçonnerie est un mouvement universaliste. Il y a environ 6 millions de Francs-Maçons dans le monde, dont les deux tiers aux Etats-Unis. Les Maçons se nomment "frères" ou "soeurs".
Un groupe de Maçons forme une Loge, présidée par un Vénérable; le lieu dans lequel ils se réunissent est appelé Temple en mémoire du Temple de Salomon. La Franc- Maçonnerie est organisée en Loges locales et en Grandes Loges supra-régionales, structurées hiérarchiquement qui ont un fonctionnement fortement rituel.
Ils reçoivent, selon qu'ils sont plus ou moins avancés dans l'initiation, des grades divers dont le nombre ne s'élève pas à moins de 33; mais il n'y a que trois de ces grades vraiment essentiels; ceux d'apprenti, de compagnon et de maître.
Un groupement de Loges (3) forme une Obédience. En France, les Obédiences les plus importantes sont: le Grand Orient de France, la Grande Loge de France et la Grande Loge Nationale Française (de rite écossais).
A la suite de cet exposé très instructif, Denis Lavigne, à l'aide d'un diaporama, nous amenait à la découverte des symboles maçonniques ornant de nombreuses façades bordelaises.
(L'Office de Tourisme de Bordeaux propose une visite du "Bordeaux Maçonnique").
A titre d'exemples, voici quelques adresses, pour nos amis les plus curieux:
Nous remercions vivement Denis Lavigne, qui par la qualité de son intervention, a pu susciter chez beaucoup d'entre nous, l'envie de mieux connaître la Franc-Maçonnerie.
Vu la densité du sujet, le compte-rendu de la suite de cette "journée-rencontre" fera l'objet d'un autre article qui sera publié ultérieurement.
Et le gagnant est:
C'est le 22 avril que se réunissaient 12 jurés pour décerner le 3 ème prix du Cercle des Amis de Montesquieu.
Le choix s'est avéré difficile...
Après deux heures de discussions, d'éclats de voix et de rires, les qualités esthétiques et historiennes de ce livre d'art, le chauvinisme des "gens du cru", firent la différence.
Le jury a fait son choix :
"Bordeaux, chef-d'oeuvre classique"
Que de lieux cachés, oubliés, photographiés par l'artiste Alain Béguerie de telle façon que cette ville nous livre ses secrets dans l'état du XVIII ème siècle.
Jacques Sargos s'est appuyé sur les connaissances des meilleurs historiens d'art pour accompagner ces fabuleuses images.
Nos jurés dont, Pierre de Tournemire, représentant de la famille de Montesquieu, Dominique Godfrey, journaliste à Sud-Ouest, Catherine Volpilhac-Auger, spécialiste incontestée du philosophe des Lumières, Christian Taillard, professeur d'histoire de l'art, féru du XVIII ème, ont reconnu dans cet ouvrage toutes les qualités lui permettant de faire partie des livres de base de nos bibliothèques.
Le prix sera remis le samedi 18 septembre au château de la Brède lors de la "Journée Montesquieu et Nous".
Prix 2008: Le goût du roi de Pascal Clément
Prix 2009: Madame Péruvienne de Gilbert Mercier
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